Le Liban semble s’enfoncer toujours davantage dans une crise ou plutôt des crises dont l’issue ne semble jamais vouloir se dessiner.

Une crise qui est d’abord économique, marquée par une inflation intenable, une augmentation incontrôlée de la dette et une dépréciation inédite – presque folle – de la monnaie nationale, la livre libanaise. 

Une crise politique également marquée par l’impossibilité récurrente pour les partis et communautés de s’accorder sur un gouvernement qui n’est pas aujourd’hui de plein exercice. Le poste de président est d’ailleurs aujourd’hui vacant et pourrait le rester longtemps.


Une crise morale aussi peut être, marquée par des scandales de corruption à répétition qui visent une grande partie de l’élite politique. Le juge Tarek Bitar, chargé de faire la lumière sur la terrible explosion de 2020 vient d’ailleurs, les derniers jours, de mettre en accusation jusqu’au procureur général.

Un pays en partie en panne donc mais qui résiste malgré tout, parvenant même à accueillir sur son petit territoire près d’un million de réfugiés syriens qui ont fui la guerre dans leur pays et qui représentent aujourd’hui un quart de la population.

Invitée : Laure Stephan est la correspondante du Monde et de plusieurs médias radio à Beyrouth.

Elle a publié “Les Libanais” aux éditions Henry Dougier.