Nous venons de l’apprendre, le bar associatif l’Ascenseur, après plus de trois ans de jams endiablées, de concerts, de programmes radio, de podcasts, d’ateliers pédagogiques et de rencontres, ne verra pas son bail être renouvelé par la Stib.
En 4 ans, dont 2 de covid, l’Ascenseur est devenu un de ces lieux culturels structurants pour la convivialité du quartier des Marolles, un de ces lieux originaux qui participent aussi à l’identité de la ville, un lieu porté avec notre cœur et nos énergies, loin des franchises et des trop nombreuses chaînes aseptisées.
La fermeture prochaine de l’Ascenseur privera les habitants de Bruxelles d’un lieu original, participatif et engagé.
La fin de l’Ascenseur donnera aussi un coup d’arrêt à l’action de l’ASBL Géopolis qui perdra ses studios d’enregistrement radio, ses bureaux, et un espace d’expositions en rue.
Nous appelons les autorités locales à nous aider pour que ce projet peu coûteux pour la ville puisse continuer à se développer au bénéfice de toutes et de tous !
Vous pouvez nous aider en signant la pétition.
Sauvons l’Ascenseur !
Communiqué à la presse
L’ascenseur, emblématique café/concert/radio des Marolles connu pour ses jams devrait bientôt fermer ses portes.
Fin du bar associatif, des concerts, de la radio, des partages de culture,
Fermeture d’un espace pédagogique ouvert sur le quartier et tourné vers le monde.
Conséquences du non-renouvellement de la concession décidée par la stib
Tout juste un mois à peine avant la fin du bail, la STIB vient de nous annoncer qu’elle ne renouvellerait pas la concession de l’Ascenseur développé par l’équipe du centre de photojournalisme Géopolis depuis 4 ans tout juste.
Une décision qui va non seulement porter un fort coup à la dynamique de notre asbl mais aura aussi des conséquences négatives pour la vie culturelle bruxelloise, avec la fin programmée de ce que notre large public considérait comme une scène particulièrement conviviale et un lieu d’expression très ouvert (plus de 70 concerts/jams rien qu’en 2023).
A force de travail, d’engagement et de nouveaux projets, l’Ascenseur est devenu un de ces lieux culturels structurants pour la convivialité du quartier des Marolles, un de ces lieux originaux qui participent aussi à l’identité de la ville, un lieu porté avec notre cœur et nos énergies, loin des franchises et des trop nombreuses chaînes aseptisées.
C’est également un lieu important pour la formation citoyenne des jeunes. L’Ascenseur accueille encore 3 projets pédagogiques la semaine prochaine dans le cadre d’un programme de l’Instruction publique consacré à la sensibilisation des élèves du secondaire aux élections communales. Nous y avons aussi formé des dizaines de jeunes sur plusieurs mois aux métiers de la radio. Et organisons régulièrement des rencontres publiques sous forme de plateau radio pour échanger sur des problématiques sociétales et géopolitiques.
Nous déplorons – tout comme le comité de soutien à L’Ascenseur qui est en train de se monter avec notamment Virginie Nguyen et Wilson Fache – cette décision qui semble répondre à des impératifs principalement voire purement financiers, ne tirant, en outre, semble-t-il, pas de leçons des difficultés connues lors de précédentes tentatives de développement de ce lieu.
Nous regrettons que nos propositions de partenariat faites à la STIB les derniers mois n’aient même pas reçu de réponse. Nous pensons que l’engagement de notre équipe méritait mieux. La STIB nous répondra qu’elle a seulement appliqué les règles. Des règles qu’elle n’a pourtant pas hésité, à plusieurs reprises, à changer en cours de route (lors de la signature du bail en 2020 la STIB nous avait notamment imposé qu’il passe, non plus de 7 ans comme indiqué dans l’appel d’offres, mais à 4 ans).
En créant de grandes difficultés pour notre structure et en rendant caducs les lourds investissements que nous avons réalisés à L’Ascenseur (en premier lieu l’installation des studios radio) cette décision, outre le coup qu’elle porte à nos activités actuelles, va aussi freiner le projet de développement du musée permanent dédié à l’histoire contemporaine et au photojournalisme sur lequel nous travaillons et dont nous sommes plus que convaincus de l’intérêt pour Bruxelles.
